L'écriture a toujours fait partie de ma vie : de mes premiers graphismes d'enfant à mon actuel métier de graphothérapeute, en passant par mes études littéraires, mes 20 ans de journalisme et mon aide à l'accompagnement scolaire. Feuilles blanches ou lignées, à petits ou grands carreaux, crayon à papier, à bille ou stylo plume, la prise de notes manuscrite a été, et reste, mon quotidien. Bien sûr, je me sers aussi, tous les jours (mais avec modération) de l'ordinateur, d'internet, des réseaux sociaux et suis consciente de leurs atouts. Pourtant, je ne lâcherai pour rien au monde mes crayons, fidèles alliés dont la trace laissée sur le papier, les ajouts, les ratures... témoignent du cheminement de la pensée.

 

Aider ceux pour qui écrire n'est pas quelque chose de naturel, de simple, de plaisant, tel est l'objectif que je me suis fixé en suivant la formation reconnue dispensée par l'association Graphidys, réseau de graphothérapeutes-rééducateurs de l'écriture. J'en suis aujourd'hui membre en tant que graphothérapeute certifiée.

 

L'écriture comme espace de liberté et chemin vers l'autonomie

 

Certes, l'ordinateur représente une aide précieuse pour certains enfants, adolescents et adultes qui connaissent des difficultés, plus ou moins grandes, d'écriture manuscrite (dysgraphie). Mais, lorsqu'elle est possible, l'écriture à la main est souhaitable : elle favorise la mémorisation des informations et leur compréhension. L'apprentissage multisensoriel de l'écriture, qui permet aux enfants d'associer la forme visuelle de chaque lettre avec le son et le mouvement correspondants, favorise l'automatisation du geste. Quand il est entretenu, ce lien si étroit entre le cerveau et la main profite à la lecture, à l'orthographe, à l'expression de la pensée et à bien d'autres apprentissages. L'écriture devient ainsi un espace de liberté, un chemin vers l'autonomie.

"Ecrire, c'est une manière de vivre", Gustave Flaubert